victimes logo 300
23
août
2019

L’épilation au laser du «bikini» vire au cauchemar: médecins condamnés

Justice - La patiente, brûlée aux 1er et 2e degrés, a déposé plainte. Les praticiens, qui vont faire appel, écopent de jours-amende avec sursis.

L’épilation au laser du «bikini» vire au cauchemar: médecins condamnés

tdg

(La doctoresse avait déjà subi une interdiction d'exercer en 2010 pour les mêmes raisons. (Photo: Keystone/Photo d'illustration)

Une doctoresse bernoise s'est vu retirer son autorisation d'exercer une deuxième fois. Il lui est reproché d'avoir montré pour le moins peu d'empressement à traiter le courrier venant de l'administration.

Le retrait d'exercer a été confirmé dans un jugement publié vendredi par le Tribunal administratif du canton de Berne. En cela, ce dernier a confirmé une décision de la Direction de la santé publique et de la prévoyance sociale du canton de Berne ainsi qu'une décision prononcée en première instance par l'Office du médecin cantonal.

La doctoresse avait déjà subi une interdiction d'exercer en 2010 pour les mêmes raisons, à savoir un défaut de confiance dans le traitement de son courrier. A l'époque, elle avait promis d'améliorer son comportement, d'où la décision de l'Office du médecin cantonal de lui accorder une nouvelle chance.

Rebelote

En vain. La doctoresse a continué d'ignorer les nombreuses lettres des autorités, par exemple pour savoir si elle possédait une assurance responsabilité civile professionnelle. Elle a aussi omis de payer une amende disciplinaire.

C'est pourquoi l'Office du médecin cantonal lui a une nouvelle fois retiré le droit d'exercer en août 2017. Le Tribunal administratif cantonal relève dans ses considérants qu'il y a un intérêt public à disposer d'une surveillance efficace à l'égard du personnel médical.

Mari impliqué

La doctoresse a également ignoré pendant des années des requêtes ou des réclamations de patients. Pour sa défense, la doctoresse a prétendu n'avoir rien su du projet de l'Office du médecin cantonal de lui retirer une fois encore son autorisation d'exercice.

La femme a affirmé que son mari avait bien réceptionné en mai 2017 le courrier, mais sans le lui transmettre. En 2010, elle avait déjà fait valoir qu'en règle générale elle négligeait les envois des services de l'administration.

Le fait que son mari ne lui transmette pas des documents n'a pas été pris en compte par le tribunal. Selon la justice, il est de la responsabilité de la doctoresse d'organiser la gestion de son courrier professionnel, en particulier les envois recommandés.

Source: 20 Minutes

 

Victimes.ch

7, Rue Ferdinand-Hodler 1207 Genève Suisse

+41 22 736 63 03

Suivez-nous facebook-carre-blanc 

 

Copyright © 2009-2019 Victimes.ch tous droits réservés